Aller au contenu principal
PleinRadar

Guides et actualités Actualité

Pénurie de carburant : où en est-on au 21 septembre 2026 ?

Publié le

Au 21 septembre 2026 à 9 h, 16 % des stations-service françaises sont en difficulté d’approvisionnement, selon le relevé officiel de l’État. C’est plus que les 9 à 13 % relevés dans la semaine précédente.

Article publié le 21 septembre 2026. Les chiffres évoluent d’heure en heure : pour la situation actuelle, consultez la page pénurie de carburant, recalculée à partir du flux officiel. PleinRadar n’est affilié à aucune enseigne : les noms de réseaux cités désignent seulement des stations.

Combien de stations sont touchées ?

Le relevé officiel du 21 septembre à 9 h porte sur environ 9 900 stations qui vendent du gazole ou de l’essence. 84 % d’entre elles ne signalent aucune difficulté ; les 16 % restantes manquent de gazole, ou de toutes les essences qu’elles vendent habituellement.

Les chiffres ont varié au fil de la semaine, avant une nette hausse le week-end :

  • 15 septembre : Presse-citron, s’appuyant sur BFMTV, fait état de 13 % de stations en difficulté, avec des pointes vers 20 % en Île-de-France et dans les Pays de la Loire.
  • 17 septembre : le relevé officiel de 9 h, repris par Mes-Allocs.fr, montre 91 % de stations sans difficulté, le Grand Est et l’Occitanie étant les plus touchés (13 %).
  • 18 septembre : la ministre Maud Bregeon affirme que 9 stations sur 10 ont du carburant, d’après Sud Radio.
  • 19 septembre : 5,5 % des stations étaient totalement à sec à 10 h, puis 6,1 % en début d’après-midi, selon les chiffres publiés par Refrance.
  • 21 septembre, 9 h : 16 % de stations en difficulté (relevé officiel).

Attention en lisant ces chiffres : « en difficulté » (le gazole ou toutes les essences manquent) et « à sec » (plus rien à vendre) ne mesurent pas la même chose.

Quelles régions sont les plus touchées ?

Part des stations en difficulté par région, au 21 septembre 2026 à 9 h (prix-carburants.gouv.fr) :

Région Stations en difficulté
Pays de la Loire 20 %
Grand Est 19 %
Centre-Val de Loire 18 %
Île-de-France 18 %
Normandie 18 %
Nouvelle-Aquitaine 17 %
Bretagne 16 %
Hauts-de-France 16 %
Occitanie 16 %
Auvergne-Rhône-Alpes 14 %
Provence-Alpes-Côte d’Azur 14 %
Bourgogne-Franche-Comté 13 %
Corse 0 %

Aucune région continentale n’est épargnée : l’écart entre la plus touchée et la moins touchée n’est que de 7 points.

Quel carburant manque le plus ?

Le relevé officiel ne détaille pas par carburant, et il ne compte une station en difficulté sur l’essence que si toutes ses essences manquent. PleinRadar, qui relit toutes les 10 minutes le flux des déclarations des stations, compte chaque carburant à part. Le 21 septembre à 9 h 09, 1 864 stations déclaraient une rupture récente d’au moins un carburant :

Carburant Stations en rupture déclarée Part des stations suivies
SP98 1 363 17 %
SP95-E10 1 171 15 %
Gazole 1 063 11 %
SP95 322 10 %
GPLc 73 5 %
E85 180 4 %

Le SP98 et le SP95-E10 sont les plus touchés en proportion. Le gazole n’est pas déclaré en rupture dans près de 9 stations sur 10, mais comme c’est le carburant le plus vendu, un peu plus de 1 000 stations sont concernées. Dans les grandes villes, Marseille, Toulouse et Paris comptaient à cette heure-là le plus de stations en rupture : voyez par exemple le gazole à Marseille, le SP95-E10 à Toulouse ou le gazole à Paris.

Ces chiffres reposent sur ce que les gérants déclarent. Une rupture peut être déclarée avec retard, et beaucoup de stations n’en déclarent jamais : le nombre réel de pompes vides est probablement plus élevé. Nous comptons seulement les ruptures de moins de 30 jours, pour ne pas mélanger la pénurie du moment avec des stations qui ne vendent plus un carburant depuis longtemps.

Pourquoi cette pénurie ?

Deux mécanismes se superposent, d’après la presse :

  • Des prix élevés. Le pétrole reste cher à cause des tensions au Moyen-Orient. Presse-citron cite notamment la fermeture du détroit de Bab el-Mandeb et la coupure d’exportations saoudiennes. Le baril de Brent a atteint 108,30 dollars le 16 septembre, son plus haut depuis mai, selon Refrance.
  • Une ruée sur les stations TotalEnergies. Leurs prix sont plafonnés à 1,99 euro le litre d’essence et 2,25 euros le litre de gazole, bien en dessous de la moyenne. La demande s’y concentre, et les livraisons ne suivent pas. Mi-septembre, plus de 90 % des stations en difficulté appartenaient à ce réseau, selon BFMTV cité par Presse-citron. Nous détaillons ce point dans un article sur les prix plafonnés.

Que faire en attendant ?

Cet article sera mis à jour si la situation change nettement. La date de mise à jour figure en haut de la page.

Questions fréquentes

Combien de stations sont en rupture en France aujourd’hui ?
Le relevé officiel du 21 septembre 2026 à 9 h compte 16 % de stations en difficulté sur environ 9 900. Pour un chiffre plus récent, par carburant et par ville, consultez la page pénurie de PleinRadar, mise à jour avec le flux officiel.
Quelles régions sont les plus touchées ?
Au 21 septembre à 9 h : Pays de la Loire (20 %), Grand Est (19 %), puis Centre-Val de Loire, Île-de-France et Normandie (18 % chacune). La Corse n'est pas touchée.
Pourquoi y a-t-il une pénurie ?
Deux causes se combinent selon la presse : des prix du pétrole élevés liés aux tensions au Moyen-Orient, et une ruée vers les stations TotalEnergies, dont les prix sont plafonnés, qui vide leurs cuves plus vite que les livraisons ne les remplissent.
La pénurie concerne-t-elle toutes les enseignes ?
Non. Mi-septembre, plus de 90 % des stations en difficulté appartenaient au réseau TotalEnergies, d'après BFMTV cité par Presse-citron. Les autres enseignes connaissent des ruptures plus ponctuelles.

Sources

PleinRadar n’est affilié à aucune enseigne ni à aucun distributeur de carburant. Les noms d’enseignes servent seulement à désigner des stations. Les données viennent des déclarations des stations dans le flux officiel de l’État : elles peuvent avoir du retard, et la situation constatée sur place prévaut toujours.